François LOESER, Antoine CHAMBERT-LOIR (TD) : Géométrie algébrique
Résumé :
L'objet du cours est de présenter les bases
de la théorie des schémas ainsi que quelques résultats
fondamentaux concernant les courbes et les surfaces.
Sommaire :
Références :
Claire VOISIN : Théorie de Hodge
Résumé :
Le but du cours est de présenter la théorie de Hodge,
comme moyen d'étude des variétés algébriques
complexes.
La théorie de Hodge permet d'associer aux variétés projectives ou
kählériennes des objets de nature transcendante : les structures de
Hodge sur les groupes de cohomologie. Une bonne partie du cours sera
consacrée à cette construction : après des préliminaires
sur les notions de structure complexe, et de métriques hermitiennes
et kählériennes, on établira
les identités kählériennes, qui permettent, par
le théorème de Hodge sur la représentation des classes de
cohomologie par des formes harmoniques d'établir le théorème de
décomposition.
On se propose ensuite d'étudier
deux aspects de cette construction :
Marie-José BERTIN & Odile LECACHEUX : Courbes elliptiques
But du cours :
Ce cours fondamental est une initiation aux outils de base permettant de
comprendre l'énoncé des principales conjectures relatives aux
courbes elliptiques. Il commence par des rappels de résultats
essentiels d'algèbre et d'analyse, pour lesquels on renvoie aux
ouvrages cités en référence.
Rappels sur les courbes algébriques : courbes affines, courbes projectives, cubiques, théorème de Riemann-Roch [4,6], la théorie des nombres [1], les surfaces de Riemann [5], les séries de Dirichlet [4].
Sommaire :
Bibliographie :
Anthony JOSEPH : Algèbres de Hopf
Depuis l'invention des groupes quantiques, les algèbres de Hopf
sont un sujet de grande actualité.
La notion d'algèbre de Hopf permet d'unifier les notions d'algèbres de
groupes, d'algèbres enveloppantes des algèbres de Lie et de
groupes quantiques. Ce cours est une introduction au
sujet, mettant en évidence les outils principaux.
On essaiera en particulier de voir
dans quelle mesure les
résultats classiques sur les groupes finis peuvent se généraliser.
On fera aussi la liaison entre les algèbres de Lie et les groupes
algébriques sans aucun appel à l'analyse. On verra enfin que la
structure de Hopf permet plusieurs types d'action (action adjointe,
action croisée) menant à des constructions fructueuses (produit croisé,
double de Drinfeld, R-matrice) faisant la richesse du sujet.
Bibliographie :
Cours de Paris 7 validé dans le DEA ``Méthodes Algébriques''
Bernhard KELLER : Introduction aux groupes et algèbres de Lie
Bibliographie :
Combinatoire
(le cours est divisé en deux parties)
Michel LAS VERGNAS : Polyèdres combinatoires et variétés semi-algébriques réelles
L'objet du cours est de démontrer le théorème de J. Richter-Gebert
(1995)
sur l'universalité des espaces de réalisations des polyèdres
convexes de dimension 4.
On exposera également le théorème voisin de N.E. Mnëv (1986) sur
l'universalité des matroïdes orientés de rang 3.
Le théorème principal s'énonce : étant donnés des polynômes
réels fi, gj, soit V la semi-variété algébrique réelle
définie par
les équations fi(x)=0 et les inéquations gj(x)>0,
alors il existe un polyèdre convexe P de
dont l'espace des
réalisations est stablement équivalent à V.
De plus le treillis des facettes de P peut être calculé en temps
polynômial à partir du système définissant V.
Dans le cours (de niveau 1) seront introduits tous les outils
nécessaires
aux démonstrations.
On présentera en particulier les éléments fondamentaux de la
théorie des
matroïdes orientés (combinatoire des positions relatives dans les
configurations de points de
).
Bibliographie :
Jean-Claude FOURNIER : Couplages et Pavages
Les couplages dans les graphes représentent une part très significative de
la Combinatoire tant par leurs aspects théoriques que par leurs liens
nombreux avec d'autres questions et par leurs applications en général.
Après avoir donné les bases de la théorie des couplages, ce cours développera les questions de pavage des figures du plan en particulier par des dominos, ce qui constitue une illustration et une application remarquables des couplages dans les graphes bipartis. Cette question déja ancienne de la Combinatoire présente en outre un aspect fortement géométrique et peut se voir aussi sous l'aspect de la théorie des groupes suivant le papier fondateur de Thurston en 90 "Conway's Tiling Groups". Diverses extensions seront envisagées, notamment récentes avec les pavages sur les surfaces orientables.
Le problème du couplage maximum dans un graphe a été à l'origine dans les années 60 de la notion de problème bien résolu au sens algorithmique, point de départ de la théorie de la Complexité algorithmique. Dans le cadre de ce cours, nous serons amenés à donner les bases de cette théorie, jusqu'à la notion de problème NP-difficile, bases qui se révèlent indispensables dans le cadre aujourd'hui fréquent d'une vision constructive des mathématiques. Par ailleurs, une extension naturelle des couplages dans les graphes se trouve dans la théorie des matroïdes, et nous en donnerons donc une large introduction. Ces deux domaines du cours, Complexité et Matroïdes, interviennent également dans l'autre moitié du cours (Polyèdres combinatoires et variétés semi-algébriques réelles).
Bibliographie :
Marc GIUSTI & Jean MOULIN-OLLAGNIER : Géométrie effective
Ce cours de base (niveau 1) comporte deux parties. Dans la première
nous traitons de la géométrie algébrique constructive,
c'est-à-dire de l'étude algorithmique des solutions d'un
système d'équations polynomiales (ou variété
algébrique). Après avoir introduit les outils algorithmiques
fondamentaux, nous montrons comment en atteindre les invariants et
descriptions géométriques élémentaires.
Dans la seconde, nous présentons certains aspects de l'algèbre différentielle, en commençant par la théorie de Liouville de l'intégration en forme finie.
Pierre-Vincent KOSELEFF (TD) :
Les travaux dirigés se décomposent en deux parties.
Dans un premier temps, on proposera une introduction aux
``méthodes effectives'', qui consistera d'une part
à exposer et illustrer de façon non exhaustive des résultats
classiques d'algèbre
algorithmique ou effective : arithmétique entière, algorithme
d'Euclide étendu, résultants, sous-résultants,
complexité des calculs intermédiaires, algorithmes de
l'algèbre linéaire, d'échelonnement sans division,
factorisation de polynômes. Il s'agira ici de
donner des méthodes effectives de calcul. On abordera par l'exemple
différents aspects du
calcul formel qui vont de la formulation du problème mathématique, la
recherche d'un algorithme et l'étude de son coût, l'implantation de
celui-ci et les choix de représentation.
D'autre part une initiation à l'utilisation du calcul formel sur machine sera proposée dès le début permettant aux étudiants d'accéder de façon autonome à des moyens de calcul durant l'année.
Enfin des travaux dirigés sur machine qui illustreront le cours. Le logiciel MAPLE qui contient une large bibliothèque de programmes, sera utilisé.